Questions fréquentes
Couverture, données, fiabilité, intelligence artificielle, périmètre de l'outil — les réponses aux questions qu'on nous pose le plus souvent.
L'outil
Urbascreen est un outil de diagnostic de site automatisé destiné aux professionnels de l'aménagement et de l'immobilier : aménageurs, promoteurs, bailleurs, bureaux d'études, collectivités, agences d'urbanisme. À partir d'un périmètre — adresse, référence cadastrale, coordonnées ou sélection de parcelles sur une carte — il agrège une trentaine de sources publiques pour produire, en une minute, un diagnostic complet du site couvrant douze domaines (urbanisme, risques, eau, sol, biodiversité, air & climat, énergie & carbone, santé, mobilité, aménités, habitat, économie).
Il est pensé pour les phases amont d'un projet — opportunité, faisabilité, pré-opérationnel — quand la lecture du site peut encore l'orienter.
Couverture & données
La France métropolitaine et la Corse. Les territoires d'outre-mer ne sont pas couverts à ce jour : les données ouvertes y sont moins homogènes et demandent des traitements spécifiques. Leur intégration pourra être étudiée selon les besoins exprimés.
Exclusivement des données publiques en open data, françaises et européennes, produites par une trentaine d'organismes officiels — IGN, DGFiP, Insee, BRGM, Cerema, ADEME, Météo-France, PatriNat, DREES, ESA, et bien d'autres. Certaines nous parviennent par des portails de diffusion — Géorisques, le Géoportail de l'urbanisme, l'INPN, Hub'Eau — qui ne les produisent pas : chaque indicateur cite l'organisme qui en est réellement l'auteur.
Chaque indicateur affiche sa source et sa date. Urbascreen n'utilise aucune donnée propriétaire et n'émet pas d'opinion : il restitue le site tel que la donnée publique le documente.
Il y a deux cas. Certaines données sont interrogées en temps réel : Urbascreen va chercher automatiquement la dernière donnée officielle disponible au moment du diagnostic.
D'autres sont pré-stockées dans la base d'Urbascreen, pour des raisons de performance. Cette base est mise à jour au moins une fois par an avec les derniers millésimes disponibles : il peut donc exister un léger décalage entre la publication d'une donnée et sa mise à disposition dans l'outil. Dans tous les cas, la date de la donnée utilisée est indiquée.
Il y a trois situations, et Urbascreen ne les confond jamais.
La source n'a pas répondu — maintenance, délai, indisponibilité passagère. L'indicateur est signalé « source indisponible » et vous pouvez relancer la récupération de ces seuls indicateurs en un clic, sans refaire le diagnostic et sans surcoût.
La source ne couvre pas ce territoire — certaines bases nationales ont des lacunes connues : un inventaire absent sur un département, une cartographie encore en cours de déploiement. L'indicateur est signalé « non couvert par la source ». C'est définitif, et ce n'est pas réparable par une relance : c'est une information sur l'état de la connaissance publique, que nous préférons afficher plutôt que masquer.
Il n'y a rien à signaler — aucun monument historique dans le rayon, aucune installation classée à proximité. Ce n'est pas un manque, c'est un résultat, et il s'affiche comme tel.
Oui. Trois évolutions sont incluses dans chaque diagnostic : modifier son périmètre, ou le relancer pour réinterroger toutes les sources et actualiser l'analyse.
Un périmètre modifié doit conserver au moins la moitié de la surface du périmètre d'origine, sans dépasser le double de sa surface — ou sa surface augmentée de 5 000 m² pour les petits périmètres. Au-delà, c'est un nouveau diagnostic, et celui du projet d'origine reste disponible.
Une fois les trois évolutions utilisées, la suivante compte comme un nouveau diagnostic, qui ouvre trois nouvelles évolutions. Réinterroger une source indisponible ne compte jamais comme une évolution.
Certains filtres de sécurité d'entreprise bloquent par défaut les domaines récents, avant toute analyse de leur contenu. Si c'est votre cas, écrivez-nous à : nous vous transmettons les éléments à fournir à votre service informatique pour la mise en liste d'autorisation, et nous engageons de notre côté la demande de recatégorisation auprès de l'éditeur concerné.
Fiabilité & usage
Non. Urbascreen est un outil de pré-diagnostic et d'aide à la décision en phase amont. Il révèle et hiérarchise les enjeux d'un site pour orienter un projet et cibler les approfondissements nécessaires.
Il ne se substitue pas aux études réglementaires ou de terrain — étude d'impact, diagnostic de pollution des sols, inventaire faune-flore, étude géotechnique… — qui restent indispensables le moment venu. C'est un point de départ documenté, pas un livrable opposable.
Chaque alerte — critique, avertissement ou simple point d'attention — repose sur des seuils explicites et traçables, jamais sur une boîte noire. Selon l'indicateur, ces seuils s'appuient sur des références réglementaires, des valeurs de référence reconnues, ou une comparaison du site à son territoire (abords immédiats, commune, intercommunalité…) ou à des territoires de même densité et de même position dans leur aire urbaine.
Chaque indicateur affiche l'échelle à laquelle il a été calculé — votre site, ses abords, la commune — pour que vous sachiez toujours ce que l'alerte qualifie.
La règle appliquée est documentée indicateur par indicateur, dans une logique de transparence totale.
C'est le risque principal d'un outil automatisé, et nous le traitons de deux façons. D'abord par la géométrie : les zonages réglementaires sont testés par intersection réelle avec votre périmètre, et non par appartenance communale. Ensuite par la calibration : une information qui n'est établie qu'à l'échelle de la commune ne peut pas produire une alerte critique, quel que soit son objet.
Chaque alerte renvoie à la source qui la fonde et à l'échelle à laquelle elle a été calculée. Vous pouvez toujours remonter à la donnée d'origine.
C'est possible, et c'est utile de nous le signaler. Un résultat inattendu peut refléter une réalité du site, une particularité de la donnée source, ou plus rarement une erreur. Comme chaque indicateur renvoie à sa source et à sa date, vous pouvez toujours remonter à la donnée d'origine pour lever le doute.
En cas d'anomalie manifeste, écrivez-nous à : les retours d'usage nourrissent directement l'amélioration de l'outil.
Positionnement
Trois choses, en plus du gain de temps.
L'exhaustivité. L'intérêt d'un balayage systématique est qu'il rapporte ce qu'on n'était pas parti chercher — c'est là que se trouvent les mauvaises surprises coûteuses.
La hiérarchisation. Une donnée brute ne dit pas si elle constitue un enjeu. Urbascreen la compare à un référentiel — seuil réglementaire, valeur de référence, ou position du site par rapport à des territoires comparables — et la qualifie.
La traçabilité. Chaque chiffre porte sa source, sa date et la règle qui lui est appliquée. Le diagnostic est opposable à la discussion.
Les outils de prospection foncière répondent à « peut-on construire ici, et à quel prix » : règle d'urbanisme, valeurs foncières, propriétaires. Urbascreen répond à une autre question — « quel site ai-je sous les pieds, et quels enjeux porte-t-il » : sols, eau, climat, biodiversité, risques, santé, mobilité… Les premiers aident à arbitrer une acquisition. Le second oriente un projet.
Intelligence artificielle
Les diagnostics que vous lancez restent privés. Les synthèses produites par l'IA sont générées à la volée à partir de votre diagnostic, et ne sont ni partagées ni réutilisées pour entraîner des modèles. Vos données de projet ne servent pas à l'apprentissage de l'IA.
Le détail figure dans notre politique de confidentialité.
L'IA intervient en bout de chaîne, après le diagnostic. Elle synthétise en langage clair et met en perspective des indicateurs déjà calculés, croise les données entre thématiques pour aider à construire une vision transversale du site, et hiérarchise les enjeux au regard de votre projet.
Elle ne calcule pas les indicateurs et ne fixe pas les seuils d'alerte. Elle peut compléter les données ouvertes collectées par des éléments issus de sources extérieures, mais uniquement réputées fiables (sites institutionnels), et tout ce qu'elle avance est systématiquement sourcé. Dans l'interface, ce qui relève de l'IA est toujours clairement distingué du socle de données.
Les synthèses IA sont une aide à la lecture, pas une parole d'expert. Elles s'appuient sur des données fiables et sourcées, mais l'interprétation reste celle d'un modèle : elle doit être relue et validée par votre regard professionnel avant tout usage.
C'est pourquoi Urbascreen sépare visuellement le socle factuel — toujours vérifiable — de la couche d'interprétation, et accompagne systématiquement les textes IA d'un avertissement.
Périmètre & évolution
Oui. Les douze domaines sont couverts, mais leur profondeur varie : certains sont très fournis depuis le démarrage d'Urbascreen, d'autres sont encore légers. Plus de cinquante indicateurs sont disponibles, et autant sont déjà identifiés pour être intégrés au fil des mises à jour.
L'outil est conçu pour s'étoffer en continu : nous complétons et approfondissons chaque domaine progressivement, en priorisant selon l'utilité constatée sur le terrain.
Oui, et c'est vivement encouragé. Urbascreen se construit au contact des professionnels qui l'utilisent. Si une donnée ou un indicateur vous manque, écrivez-nous à : vos retours orientent directement la feuille de route.
Nous répondons volontiers — pour une démonstration ou tout point sur l'outil.